La question du mois

Les travailleurs de mon entreprise ont récemment désigné un agent de liaison. Nous souhaitons tous deux travailler ensemble sur l’élaboration du plan d’action, mais nous ne nous entendons pas sur les éléments que celui-ci devrait inclure. Pouvez-vous nous éclairer sur le sujet?

Depuis le 6 avril 2022, le Régime intérimaire des mécanismes de prévention et de participation rend obligatoire l’élaboration d’un plan d’action pour tous les établissements de moins de 20 travailleurs. Il s’agit d’un document formel et écrit qui contient les informations nécessaires à la mise en place d’une démarche de prévention efficace et pérenne.

Les informations que vous devez consigner dans votre plan d’action se déclinent en cinq catégories :

Identification des risques propres à votre environnement de travail

Je vous encourage, pour cette étape cruciale de l’élaboration de votre plan d’action, à faire une tournée de votre entreprise et de discuter avec les travailleurs. Ils auront probablement un point de vue différent du vôtre et pourront vous sensibiliser à certains risques qui vous auraient autrement échappé. Pensez aussi à identifier tous les types de risques : biologiques, chimiques, électriques, ergonomiques, mécaniques, psychosociaux, etc. L’ASFETM rend disponible sur son site web un plan d’action éditable pour vous aider à cette étape du processus ainsi qu’aux étapes subséquentes.

Description des mesures correctrices

Après avoir identifié vos risques, vous devez maintenant déterminer les actions qui seront posées pour les éliminer ou les réduire. L’éventail des actions possibles est très large et peut aller de l’achat de nouvelles machines à la mise en place d’une procédure d’inspection en passant par la formation de vos employés. Le seul point important ici est que l’action sélectionnée contribue à éliminer ou réduire le risque.

Responsable(s) des mesures

Il est possible que vous ayez relevé une grande quantité de risques en faisant votre tournée des lieux et que l’ampleur des actions à mettre en place vous décourage. Soyez sans crainte! Vous n’avez pas à tout faire vous-même. Vous pouvez déléguer ces actions (en partie ou en totalité) à d’autres membres de votre équipe. L’agent de liaison, par exemple, pourrait aisément être désigné responsable de certaines des actions.

Échéancier

Pour vous assurer que ces actions à prendre ne soient pas continuellement reportées à plus tard, je vous recommande de leur associer un échéancier. 

Priorités

Soyons honnêtes. Il vous sera difficile de mettre en place toutes vos mesures correctrices en même temps. C’est pourquoi il pourrait être intéressant de prioriser vos actions. Par exemple, le risque identifié représente-t-il une menace de mort ou d’amputation? Si oui, il s’agit incontestablement d’une priorité et des actions doivent être prises sur le champ. Si un autre risque constitue un danger de blessure mineure, vous pourrez déployer ces actions correctrices dans un deuxième temps.

L’élaboration du plan d’action n’est que la première étape d’une démarche de prévention complète. Une fois complété, vous devrez vous assurer de faire le suivi de la mise en place des actions correctrices auprès des responsables, mais aussi de l’adapter au fil du temps et des changements qui surviennent dans votre environnement de travail (achat de nouvelles machines, utilisation de nouveaux produits, nouvelles procédures de travail, etc).

J’espère que ces informations vous permettront d’arriver à une entente avec l’agent de liaison de votre entreprise. Je vous invite également à télécharger le plan d’action éditable et gratuit de l’ASFETM mentionné précédemment. Il pourrait vous être d’une grande utilité lors de votre tournée en établissement et vous pourrez le personnaliser selon vos besoins.

Le plan d’action éditable est disponible en cliquant ici.

En vous souhaitant, à vous et votre équipe, de très joyeuses fêtes et une année 2023 toute en sécurité!